Les proies, film dramatique de Sofia Coppola sorti en 2017, avec Nicole Kidman, Colin Farrel, et Kirsten Dunst.

Résumé

The BeguiledEn l’année 1864 en Virginie, c’est la guerre. Un pensionnat perdu au milieu de nulle part (presque) est habité par quelques dames et demoiselles toutes de blanc vêtues qui survivent tant bien que mal (plutôt pas mal même). Les classes sont données, les napperons sont brodés, le jardin est entretenu, bref, tout roule. Sauf qu’un jour de cueillette de champignons, une des fillettes trouve un homme presque mourant : c’est un yankee. Voulant le remettre sur pied avant de le livrer aux soldats alliés, les femmes et filles le gardent un peu, à la manière d’un oiseau blessé. De cette décision va découler une suite d’évènements incontrôlables et chacun sera mis en face de ses plus bas instincts.

Ça c’était cool

En plus d’adorer quand Nicole Kidman est habillée de cette façon froufrouteuse, je reconnais que le film est beau. Chaque image est soignée, et j’ai beaucoup aimé cette opposition constante faite entre les couleurs claires (pureté) et les plus sombres (pêché) à la manière de Le Caravage. Ça fait planplan au niveau du propos, mais c’est vraiment superbe à l’écran. Les décors sont magnifiques, dignes de tableaux, et les costumes aussi. En plus les personnages ont des réactions ambigües et changeantes, ce qui les rend humains.

Ça c’était moins cool, vraiment

C’était lent. J’ai conscience qu’il faut du temps pour installer une atmosphère particulière. Mais pour finalement arriver à des faits courus d’avances, le film prend parfois un temps tel que ça en devient ridicule et gnangnan et chiant. C’est comme s’il appuyait sur ses propres clichés, alors qu’il se prend au sérieux. Parfois, les scènes arrivent l’une après l’autre sans qu’on sache trop pourquoi, comme si un puzzle hasardeux avait eu lieu. Les plans s’éternisent de temps en temps dans des zooms de l’angoisse. Le sous-texte ou les explications possibles du pourquoi des évènements m’énervent (oui, c’est pas objectif du tout je sais (et c’est même pas un argument non plus)) comme s’ils étaient forcés. Pour finir, la bande annonce, du moins celle que j’ai vue, est tellement pas parlante ; on dirait presque un mensonge qui nous spoile quand même.

nicolePromu au festival de Cannes, le film me donne l’impression de vouloir absolument raconter les choses d’une façon particulière, sans pour autant raconter quelque chose. Cela n’engage que moi mais j’ai pas aimé : Les proies.

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