Everything, everything, roman écrit par Nicola Yoon et sorti en 2015.

Résumé

maddy.jpgMadeline n’est pas vraiment malade. C’est juste qu’elle peut l’être d’un instant à l’autre à cause d’un Déficit Immunitaire Combiné Sévère (ou DICS) qui la rend allergique au monde. Potentiellement, elle peut mourir d’avoir mangé une part de gâteau, ou d’avoir touché une fleur. Du coup, elle ne peut pas sortir de chez elle, où tout à été mis en place par sa mère médecin afin de la couper du monde et de ses microbes. Alors, la jeune fille de 18 ans s’occupe comme elle peut, lisant beaucoup (beaucoup), tenant un blog, suivant en ligne des cours d’architecture, et cultivant un univers imaginaire basé sur un cosmonaute voyageant là où elle voudrait aller. Tout va pour le mieux dans le moins pire des mondes jusqu’au jour où une nouvelle famille vient s’installer en face de chez elle. A travers sa fenêtre, elle rencontre Olly. C’est un adolescent. Il grimpe un peu partout. Il à l’air sombre et taciturne. Il lui sourit. Pas du tout prête, et quelque peu handicapée par son incapacité à se confronter au monde réel, c’est une histoire d’amour impossible que va vivre Madeline.

1- Un beau livre

Ce qui frappe d’emblée avec ce livre, c’est lui même. Sa couverture est belle, la typo est énorme (et c’est beau !), et toutes ces fleurs et éléments dessinés, c’est alambiqué à souhait et actuel. Même en feuilletant rapidement l’ouvrage, on est frappé par tous ces blancs, ces dessins, ces petites notes, ces formats et pages écrites à la manière de textos ou de mail. C’est frais, léger, aéré, agréable. Vraiment, la mise en page est géniale et originale, pleine de surprises et tout devient une punchline.mise-en-page-originale

2- Une écriture actuelle qui nous parle

Le résumé donne le ton : le narrateur (Madeline (ou Maddy)) s’adresse directement à nous, et on est happé par sa façon de parler, franche et directe. Pages après pages, la jeune fille nous interpelle, prend des notes, raconte ses histoires et petites pensées. L’utilisation du présent et du « je » participe plus encore à attenuer la séparation entre le livre et la réalité. Même si la cible du roman est clairement l’adolescent, il est bien écrit et ne se fout pas de nous en simplifiant à outrance les façons de parler de l’héroïne ou les évènements ayant lieux.maddytel

3- Des éléments tirés par les cheveux

Le petit hic sera juste, selon moi, un retournement de situation un peu tiré par les cheveux, même s’il est intéressant. Ça rend l’histoire un peu moins crédible à mes yeux. Cela dit,  ça n’a pas gâché ma lecture pour autant.mère et fille.jpg

Parenthèse sur le film

Everything, everything, un film de Stella Meghie sorti en Juin 2017. Avec Amanda Stenberg (Rue dans Hunger Games) et Nick Robinson.

couché de soleilC’est une bande-annonce au cinéma qui à attisée ma curiosité toute dirigée dans un premier temps vers cette très jolie actrice métisse. D’ailleurs, Amanda Stenberg est magnifique dans son rôle principal enchaînant les gros plans et apparitions angéliques (même si elle est parfois un peu figée), et Nick Robinson, qui s’efface un peu face à elle, incarne bien son personnage d’adolescent transi. Le film est proche de l’histoire de base, et tire parti de l’originalité de la mise en page, surtout au tout début. Du coup, les propositions visuelles sont belles, inventives et dans l’air du temps. L’adaptation cinématographique ne vaut pas le livre mais le complète très bien, et tiens son rôle de film divertissant à merveille.

j’ai AIMÉ, Everything, everything.

maddy maillot

Pour finir

couvAcidulé, actuel, coloré, prenant et bien écrit, c’est un roman facile à lire qui ne vous décevra pas, ou votre enfant, ou votre sœur (sauf si elle est comme la mienne).

Everything, everything : à lire quand vous êtes souvent dans votre bulle et que vous rêvez de visiter l’espace.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.