Viens jouer avec moi à Final Fantasy 8

Final fantasy 8 est un RPG développé par Squaresoft (aujourd’hui Square Enix) en 1999. Il sort sur Playstation 1, mythique console de salon.

Histoire

BGU

Squall étudie à la BGU (Balamb Garden Univertsity), école militaire formant les Seeds : des mercenaires d’élite œuvrant plutôt pour le bien. Solitaire et taciturne, Squall a peu d’amis et ne dit jamais ce qu’il a sur le cœur, au grand regret de sa sévère institutrice Quistis Trepe (et plus tard de ses compagnons de route). Dès qu’il est promu Seed en compagnie du dynamique Zell Dincht et de l’enthousiaste Selphie Tilmitt le directeur les envoie tous les 4 (avec Quistis) effectuer une toute nouvelle mission : assister les Hiboux de la forêt (un groupe de résistants) lors d’une action qu’ils veulent mener dans leur lutte pour l’indépendance de Timber (une ville occupée par Galbadia). Le petit groupe est présenté au passage à Linoa Heartilly, jeune femme pétillante et dynamique qui n’est autre que la « princesse » des résistants et qui brusquera plus d’une fois notre timide Squall semant en lui les graines du changement et de l’ouverture. Cette première mission sera le début d’un enchainement d’évènements qui mèneront nos héros sur une route semée de sorcières et de leurs chevaliers, d’ondes Hertziennes, de promesses fleuries, d’amitié au delà du temps et de choix dont dépendent le monde.

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On fait quoi ?

1 – Explorez le monde et les villes sur votre route, 2 – améliorez vos armes avec des objets, 3 – volez de la magie aux monstres que vous combattez (combats au tour par tour) 4 – et associez là pour booster vos points de vie, votre vigueur ou votre attaque grâce aux superbes G-Forces. Et je ne parle pas des 5 – quêtes secondaires, 6 – des lieux « secrets » à découvrir, 7 – des chocobos à attraper, 8 – des cartes à jouer et à collectionner ni de 9 –  cette histoire dont vous voudrez connaitre la fin absolument.

On aime

Le scénario, qui nous est révélé petit à petit, prend des tournures inattendues et est ponctué de scènes époustouflantes, pas de doute, on est dans un RPG, et même dans un Final fantasy les amis ! Et premièrement, on adore découvrir ; que ce soit le monde, les villages/villes, les personnages et leur histoire et évolution, tout est complet et détaillé, chaque ville a sa technologie et son design, chaque protagoniste a son passé et son caractère. Trouver les secrets du jeu et le finir à 100% n’est pas à la portée de tous, et on peut manquer une partie de l’histoire en ne fouillant pas, ou même carrément louper une ville, mais c’est ce qui rend le jeu passionnant, fourmillant et marquant ; on est acteur du jeu, nos errances et recherches renforcent notre rapport à ce monde nouveau. L’aspect « réaliste » des personnages et de leur proportions était fou pour l’époque, surtout après Final Fantasy 7 et renforce notre empathie pour eux. Le jeu est une ode à l’amitié et à l’amour, et zoome sur ce passage compliqué de l’adolescence à l’age adulte en évoquant au passage des thème comme la guerre et ses pourquoi. Et enfin il est magnifique.

On aime moins

Mais, si le jeu était en effet phénoménal à sa sortie question graphismes – les cinématiques étaient nombreuses et trop belles, les personnages à proportion humaine et les décors détaillés et soignés – il faut bien admettre qu’aujourd’hui le jeu fait un peu pixel (mais on se refait vite à ce design daté). Ensuite, il est vrai que l’histoire est prenante, mais elle tend à s’essouffler vers la fin, voir même à devenir incohérente sur de nombreux points et ça peut gâcher une immersion pourtant forte au départ. Aussi, loin des critères actuels des jeux, on est souvent perdu, avec rien pour nous indiquer notre quête en cours, et ceux qui se sont déjà retrouvés à tourner des heures sur la carte du monde connaissent la douleur dont je parle. Certains villages sont super précis et visitables mais d’autres sont vraiment vides et déprimants (Esthar) et d’une manière générale, le jeu manque de maisons à visiter par rapport à Final fantasy 7 ou 9 par exemple. On regrette aussi que les équipements soient absents du jeu, enlevant tout un aspect qu’on adorait dans les autres FF. En effet, l’aspect préparation des personnages et renforcement des caractéristiques, bien qu’intéressant à la base est assez pauvre et on en a trop vite fait le tour (voler de la magie pendant des heures = relou, les associer en « auto » = zéro challenge, Selphie n’a que 4 armes = triste).

Quelques théories qui rajoutent au scénario une profondeur temporelle certaine (attention, ici : spoilers quand même, si tu n’as pas fait le jeu et que tu es anti-spoiler, ferme les yeux)

Un très grand nombre de théories supra cool (et parfois cheloues) ont vues le jour concernant Final Fantasy 8 comme pour pallier aux faiblesses de fin de jeu, et elles ajoutent une profondeur inouïe au scénario. Je te présente les deux qui me tiennent le plus à cœur :

Linoa = Ultimecia

Vont dans ce sens plusieurs indices qui semblent disséminés tout le long du jeu. Franchement, quand on voit les premiers arguments en faveur de cette théorie, on se dit que ouii, c’est sûr que c’est ça, et c’est vrai que ça donne une dimension folle au scénario et un double sens tragique à beaucoup de dialogues et de passages. Les indices principaux :

  • Ultimécia nous attaque avec Cronos, une G-Force créée à partir de la bague que Squall à nommée et donnée à Linoa dans le jeu (et qu’à elle !)
  • Dans le guide officiel (japonais) du jeu, on peut lire que Ultimécia à reçu ses pouvoirs d’Adel, or, la seule sorcière à avoir reçu ses pouvoirs d’Adel, c’est Linoa.
  • La citadelle d’Ultimécia se trouve pas loin du lieu de la promesse.
  • Linoa et Ultimécia sont opposées symboliquement pendant tout le jeu et dès la scène de départ par exemple avec les ailes blanches de Linoa et les noires de la sorcière du futur.
  • Pendant la cinématique dans laquelle Squall est perdu dans les couloirs du temps, au moment où il essaie de se souvenir du visage de Linoa sans y parvenir, il y a plusieurs fois où le visage d’Utimécia succède au visage de la jeune fille…
  • … mettant ainsi en évidence la ressemblance des deux femmes.
  • Dans Dissidia : Final Fantasy (jeu de combat qui reprend les personnages des FF), Ultimécia a des armes qui portent le nom de celle de Linoa dans Final fantasy 8.

Bref, il y a aussi plein d’arguments contre qui sont très logiques (ou moins). Pour en savoir plus, voici 2 sites qui en parlent d’une manière plus complète que moi : FFdream et Finaland, mais il y en a plein d’autres, vous pouvez fouiller si vous le désirez.

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Squall est mort au CD1

Un site entier est dédié à celle là (bon, il est pas grand), et c’est juste génial tant ça tombe sous le sens (bon, après je veux pas y croire hein). Les arguments allant dans ce sens sont vraiment étonnants et quand on refait le jeu avec cette idée en tête, on se surprend à vraiment douter :

  • Squall ne reparle jamais (si une fois à son réveil il l’évoque) de son accident (se prendre un énorme pique à glace dans la poitrine) et personne ne l’évoque non plus (comme de par hasard !) ni le comment du pourquoi il est guéri miraculeusement (une potion ?).
  • Après le CD 1, tout semble devenir dingue ; d’un coup les créatures magiques existent, Linoa se met à aimer Squall (alors qu’elle était folle de Seifer), ses collègues Seed deviennent trop sympa avec lui, et il devient le centre de tout ce qui se passe.
  • Si le destin n’avait jamais été évoqué lors du CD 1, il devient ici un élément central du scénario, et tout se place « trop bien » : Edea était la gouvernante de Squall, tous ses nouveaux amis étaient des orphelins comme lui, et en fait Edea elle est pas vraiment méchante mais c’est la faute d’une sorcière du futur, et tout.
  • A la fin, lors de la scène dans laquelle Squall délire en recherchant le visage de Linoa, il revoit ce qu’il a vu juste au moment de sa « mort », à savoir Linoa qui se jette sur lui, et tout fini par se passer sous l’arche de Deling City, à l’endroit de sa « mort ».

Le merveilleux site Squall’s Dead, donc, explique tout super bien avec des photos et des citations précises, et c’est en même temps marrant, mais aussi très triste, car horriblement possible (juste, il est en anglais).

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Finalement, et concernant ce genre de théories, l’important n’est pas de savoir si elles sont vraiment vraies ou non. Le simple fait qu’elles existent encore et qu’on en parle encore sur le net dans des forum aujourd’hui fait vivre un jeu devenu mythique notamment par elles. À la manière des Fanfictions (récit imaginaire complétant ou modifiant des histoires existantes (comme Star Wars ou Harry Potter)) ou des Fanarts (dessin reprenant les héros de films/jeux/livres), c’est une manière de continuer à faire vivre cette histoire qui en aura marqué plus d’un.

squall-rose

En gros

Final Fantasy 8 à sa sortie a été ou totalement adoré et mis sur un piédestal ou résolument détesté et considéré comme kitsch. En essayant d’être objective, je dirais que les principaux défauts du jeu viennent de :

  1. son « grand age » et si on arrive à passer outre, c’est un chef d’œuvre visuel et vidéoludique qui s’offre à nous
  2. mais aussi d’un parti pris des créateurs du jeu (histoire plus adulte, proportions réalistes, système d’équipement nouveau…) qui plait ou pas
  3. et enfin d’une histoire malgré tout bancale, notamment sur la fin, et pas si profonde que ça en fait, mais dont la romance est vraiment poignante.

1 Comment

  1. Janvier (bonne année), le mois où j’ai senti la Force, oui la Force. – Lola partage des choses

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