Bilbo le Hobbit est un roman fantastique écrit par le archi-connu Tolkien et sorti en 1937. Son récit précède l’histoire du Seigneur des anneaux et il a été adapté en 3 films réalisés par Percy Jackson dont le premier est sorti en 2012.

Résumé

Bilbo Baggins est un hobbit de très bonne réputation qui vit dans la comté dans un magnifique trou bien meublé. Il occupe ses journées de la meilleure des façons – en lisant, en mangeant et en fumant sa pipe – et compte bien vivre ainsi jusqu’à sa mort. Or un jour, il fait la rencontre d’un magicien artificier un brin facétieux qui se met à lui parler d’aventures, de voyage, et d’autres choses impensables. Le hobbit le congédie de la plus aimable des façons (ils sont très à cheval sur les convenances) car il  ne faudrait pas que le vieil homme veuille l’entrainer dans quelques quêtes dangereuses. Les jours passent et rien ne se passe, jusqu’au jour où on frappe à sa porte ; une troupe de nains non-invitée et rudement malpolie fait peu à peu son entrée dans sa demeure bien rangée, vidant son arrière cuisine et chantant en tapant sur la table. Ce que Bilbo ne sait pas, c’est qu’ils seront ses compagnons pour les mois à venir dans un voyage qui le changera à jamais.

Bilbo et les nains.jpg

Le livre : au début, j’ai pas aimé

Étonnamment, j’avais essayé il y a plusieurs années de lire Bilbo le Hobbit sans vraiment avoir apprécié ma lecture. Si le ton léger et amusant du début du roman m’avait tout de suite séduite, j’avais été lassée de cette plume si particulière qu’a Tolkien (un peu froufrouteuse là, avec ses descriptions détaillées des arbres et des rochers et toute pleine d’épiques citations et tout). J’étais de plus, un peu perdue dans cette masse d’information, de lieux, de personnages, d’évènements mythiques et tout ça.

Pourquoi j’ai aimé finalement

Il y a quelques semaines à peine, j’ai lancé Le Hobbit : Un voyage Inattendu que je n’avais pas vu à sa sortie. Et cela m’a replongée tout à fait dans l’univers incroyable que Tolkien a créé. Du coup (et après avoir vu les 3 films sur Le Hobbit et la trilogie du Seigneur des Anneaux), je me suis replongée dans le Silmarillon, et juste après dans Bilbo le Hobbit (ils trainaient dans ma bibliothèque). Cette fois, je les ai appréciés à leur juste mesure (oui parce que j’avais aussi décroché du Silmarillon).

Mais Bilbo le Hobbit est un récit bien différent du Silmarillon puisqu’il est au départ destiné à un public jeune. On le sent bien dans l’humour et la légèreté du ton employé dès le début de l’intrigue qui m’avait plus dès le départ, cela ne m’ayant cependant pas permis d’aller au bout du roman.

Les œuvres de Tolkien sont d’une densité telle qu’elles nécessitent de la part du lecteur une attention particulière et totale. Visionner le film m’a permis de défricher un peu les éléments clés de l’histoire et d’apprendre à connaitre les personnages. Cela m’a aussi donné envie de voir les différences entre les deux œuvres afin de mieux comprendre certains passages du film que je trouvais un peu étranges ou mal amenés.

Je qui donc repartie à l’aventure avec le roman : Bilbo le Hobbit. Forte de la connaissance préalable que j’avais des personnages et de l’univers grâce aux filmx, j’ai pu apprécier les subtilités et les éléments présents dans le roman, et retrouver sereinement cet humour si particulier et ces parenthèses foisonnantes.

Quand les autres eurent commandé leur petit déjeuner, sans le moindre « s’il vous plaît » (ce qui ennuya fort Bilbo), ils se levèrent tous ensemble.

Il venait de décider que tel était son devoir, qu’il devait faire demi-tour (et il en était bien malheureux), quand il entendit des voix.

La grive – puissent ses plumes ne jamais tomber – l’a vu mourir, et l’on peut se fier à sa parole.

Les films

L’adaptation cinématographique du roman a donné naissance à une série de trois films produits et réalisés par Percy Jackson : Un Voyage Inattendu (2012), La Désolation de Smaug (2013) et La Bataille des Cinq Armées (2014).

Des rajouts

Les films suivent assez fidèlement l’histoire du livre, même s’ils rajoutent tout un tas de passages qui sont seulement résumés dans le roman (ou pas du tout présents), et des personnages, et des intrigues. Des différences entre les deux œuvres il y en a donc plusieurs, mais je vais en citer trois :

Legolas et Tauriel

La première grosse différence est la présence du bel elfe Legolas et de son crush : Tauriel. Ils sont respectivement le fils et le capitaine de la garde du roi Thranduil (roi des elfes des bois). Mais réjouissons-nous, cela nous permet de profiter de la vue d’un (très lissé) Orlando Bloom aux yeux bleus et de rajouter une touche féminine à l’intrigue, ce qui peut manquer à l’œuvre de base (faut avouer). De plus, cela nous gratifie d’un triangle amoureux pas piqué des hannetons entre Legolas, Tauriel et Kili qui, s’il fait vraiment rajouter à la truelle parce-qu’il-faut-une-histoire-d’amour-dans-les-films, nous permet de nous poser une question que nous ne nous étions alors jamais posée : ça donne quoi un enfant mi-elfe, mi-nain (Mais bon, en même temps Kili est vraiment hot, alors ça fausse quand même la donne.) ?

legolas et tauriel

Du côté des personnages, on peut aussi noter que beaucoup ont été très approfondis par rapport à l’œuvre papier. Le roi Thranduil prend une plus grande importance, ainsi que Barde qui est doté d’un passé spécifique, d’une famille et d’un rôle vraiment marqué (il a un rôle marqué dans le livre, mais n’est présent que durant quelques pages). Sans parler des autres personnages qui sont plus souvent sous les projecteurs et donc, beaucoup plus consistants.

Tout le passage par rapport au Nécromancien

C’est dans le livre, mais dans le film, ça a été rajouté visuellement, on voit que ça se passe en même temps que l’aventure de Bilbo (alors que c’est résumé par Gandalf à la fin du roman). Et Sauron est nommé, et l’anneau est évoqué, et les orcs sont rassemblés. Et ça c’est cool, ça rajoute vraiment un côté épique à l’histoire et surtout, ça rend raccords les deux films (le Seigneur des anneaux et le Hobbit).

necromancien

C’est sérieux là

Si le livre du Hobbit était marqué par son humour comme je l’ai dit plus haut, le ton du film est, quant à lui, beaucoup plus grave. Je ne sais pas si c’est un mauvais ou un bon point, mais cela donne une autre vision de cette aventure qui est beaucoup moins burlesque et légère. Il est vrai que les thèmes abordés dans le roman n’étaient pas tous amusants, mais le film se met sur le même tempérament que son grand frère le Seigneur des Anneaux et tout est plus dramatique. Y’a quand même des passages amusants hein, mais ça se veut vraiment quête épique.

Tauriel.png

Ça donne quoi sinon

Du côté visuel, le film est très beau, mais tellement lisse et brillant. Le Seigneur des Anneaux, même s’il était bourré d’images de synthèse, gardait ce petit côté « boue et poussière » qui le rend très agréable à regarder encore aujourd’hui. Le Hobbit est tellement full of post prod’ que c’est presque trop. J’ai trouvé que la plupart des nains, bien que leur chara-design soit génial, faisaient penser à des personnages de jeu vidéo (genre ultra bien faits, mais quand même). Quand Legolas apparait pour la première fois, j’ai cru que l’acteur n’avait pas voulu reprendre le rôle et qu’ils nous l’avait fabriqué en 3D. J’ai vraiment peur de revoir ce film dans 5 ans, je crois qu’il aura bien vieillit. Mais à part ces petits piquages oculaires, ça va, c’est beau, faut pas chipoter (et y’a un dragon).

dain.png

L’acteur de Bilbo (Martin Freeman) porte en grande partie le film. Il s’est approprié Bilbo remarquablement et à réussi à être un héros ultra chouette et badass (même si c’est un hobbit) contrairement à son neveu plusieurs années plus tard (y’a que moi qu’il a agacée Frodon ?). Richard Armitage (qui joue Thorin) n’est pas en reste et est vraiment génial aussi, tout en nuance dans son jeu d’acteur : tantôt détestable, tantôt touchant. Ian McKellen reprend son rôle de Gandalf à merveille, et ils ont eu le bon gout de ne pas trop tenter de le rajeunir visuellement. Tous les autres sont géniaux aussi : Lee Pace en Thranduil obscur et majestueux, Aidan Turner en Kili tellement beau qu’il ressemble pas à un nain, Cate Blanchett qui redevient Galadriel (à peine vieillie).

Le fait qu’il y ai 3 films, alors que le roman est tellement plus petit que celui du Seigneur des Anneaux pourrait être une erreur. Cela dit, je ne regrette aucun des films, et j’ai trouvé super qu’ils puissent s’attarder sur chaque passage du livre, voir même qu’ils puissent rallonger/rajouter des séquences (la bataille de fin, les passages avec le conseil des sages, Legolas et Tauriel…). J’ai trouvé le rythme beaucoup plus soutenu et moins gnangnan que le Seigneur des Anneaux en plus. Bon, oui c’est vrai que les passages romantiques du film n’apportent rien à l’intrigue, mais c’est pas parce que c’est inutile qu’on doit pas les aimer hein.

amralime.gif

En gros, Le Hobbit est un film d’aventure super épique, qui donne envie de se replonger dans tout l’univers de Tolkien, de lire tous les livres, et de revoir les versions longues du Seigneur des Anneaux. Et y’a Legolas, et y’a un dragon, que demande le peuple ? Donc j’ai AIMÉ : Le Hobbit.

kili et fili.jpg

Donc

Film/livre, allez le voir/le lire, c’est trop bien. Les deux œuvres se complètent et se répondent et peuvent même s’apprécier indépendamment l’une de l’autre. Mais quand on peut avoir les deux, pourquoi se priver ?

Je vous laisse, je vais relire le Seigneur des Anneaux.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.